Une ombre sur les quais…
Ni ange, ni démon… Simple lueur sur les rives dérivant.
Passion paisible sacrifiée aux joies d’une mélancolie passive.
De tes yeux aigris souffle le vent d’une oraison meurtrie.
Oh sang impur quelle est ton sort ?
I am one… I am…
Arme ton regard de la force noire, tu deviens immortel.
Danse le vent les courbes soyeuses de ton invincibilité.
Crucifix de fer… incandescence… points serrés… Bring me back.
Take your meds…
Sleep on the wave, try to do the best with your dark life…
By SLEEPY
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Soudain…
Petit lien nostalgique… un son qui vous fait monter les larmichettes, certains sauront pourquoi !!!!
http://www.youtube.com/watch?v=NNfWC4Sgkcs
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EREBE II

Ces dernières années, les musiques gothique, electro et industrielle se sont développées jusqu’à devenir en France une culture marginale, artistique et littéraire, soutenue par une presse underground, des médias et associations motivés et, bien entendu, un public fidèle et investi. La culture gothique est aujourd’hui la rencontre d’influences multiples, allant du moyen-âge des troubadours au romantisme noir des poètes du XIXème siècle, en passant par l’urbanisme industriel oppressant de ce siècle ou à l’esthétique futuriste du cyberpunk.
Fort de ce constat, la première édition du Festival de l’Erèbe en 2004 a constitué un évènement nouveau, en présentant des artistes français de cette scène, connus ou inconnus. Pour cette seconde édition, le Festival s’ouvre à l’international et élargit un peu plus encore ses perspectives et ses ambitions, alliant des ténors du genre à de jeunes groupes émergeants, représentant la relève des années à venir.
Ainsi se tiendra le dimanche 18 février à la Locomotive, le Festival de l’Erèbe 2007, présenté par la Bibliothèque du Cénacle et Elianor, en partenariat avec le magazine Elegy et la Locomotive.
Pour la partie musicale pas moins de 18 concerts répartis sur les deux scènes locales, avec, par ordre d’apparition :
Au sous-sol, sur la scène underground : LITURGY OF DECAY, VOICES OF MASADA, DEADCHOVSKY, KATZENJAMMER KABARETT, VIOLET STIGMATA, CHARLES DE GOAL, JACQUY BITCH, TORS OF DARTMOOR, FRANK THE BAPTIST. Les concerts seront suivis jusqu’à l’aube d’une soirée orientée gothic-rock, avec les DJs Joli-Monstre et Lionel, ainsi que Nash qui reviendra exceptionnellement aux platines pour cette occasion.
Au rez-de-chaussée, sur la scène principale : CRACK OV DAWN, MASNADA, JADALLYS, DARK SANCTUARY, COLLECTION D’ARNELL-ANDREA, CINEMA STRANGE, INKUBUS SUKKUBUS, TERMINAL CHOICE. Une soirée rock / new-wave clôturera la nuit et sera animée par la troupe AMBRE 9 et les DJs ZeN, EmmaTome, et Lisiak, avec de nombreux happenings en perspective, dont la présence de guests surprises lors de certains concerts.
Par ailleurs, des expositions permanentes seront proposées en marge des concerts, ainsi que des séances de dédicaces, des performances théâtrales, plusieurs showcases du groupe de neo-folk occitan EYDOLON, tout en offrant par ailleurs à ceux qui le désirent un espace chill-out, où il sera possible de se familiariser, dans le cadre du festival, avec différentes disciplines et différents artistes venant partager certaines de leurs oeuvres :
- des photographes : Virginie Notte, Andy Julia, Stéphane Burlot, Richter, Robert Gil, Geoffroy Warme-Janville, Philippe Jozelon, Lycan,…
- des peintres, sculpteurs et illustrateurs et divers exposants tels que : Alexandra V. Bach, Christelle Hache, Aurélien Police, Fabrice Lavollay, Miss Cal, Fredrith, Akiza,…
- des auteurs de bandes dessinées : Ledroit (Chroniques de la Lune Noire, Requiem), Eric Liberge (Monsieur Mardi-Gras Descendres), Franck Tacito (666, Claudia), Henri Fabuel & Fabrice Le Hénanff (H.H.Holmes), The French Crow,…
- des stylistes : Dragonfleyes (Requiem, Claudia, Dark Sanctuary), Barbara Viktor, Hollowcat,…
- un village d’exposants : tatouage, piercing, boutiques médiévales et féériques,…
FESTIVAL DE L’EREBE II
Dimanche 18 février 2007, de 15h à l’aube
La Locomotive, 90 bd de Clichy, Paris 18°, métro Blanche ou Place de Clichy
Tarif 27 Euros en prévente, 30 Euros sur place. Préventes dans le réseau FNAC et Ticket Net, les boutiques Darkland, New Rock, Kata Bar, Black Dog, et lors des concerts Elianor.
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En manque d’inspiration ?
J’ai testé… bof ! On n’est jamais mieux servi que par soi-même… Mais j’avoue que l’idée est assez originale.
http://runme.org/project/+slwiz/
1-Download
2-Application
3-Ouvrir
Voici la mienne:
23/11/2006
Dear familly
- All is silent around me, and my soul is calm.
I am writing this because I want you to know that you are wrong. This will be on your shoulders. I hope the memory of what you have done haunts you till the day you die!
I love you.Loulou
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Des nouvelles de l’au-delà !
En juin dernier sous le pseudo de “dan”, un internaute a laissé ce commentaire sur www.apreslamort.net « concept original mais un peu morbide ». ce site permet tout simplement d’écrire un message à une ou plusieurs personnes de votre choix. Quand vous mourrez, le message arrive instantanément sur sa (leur) boîte mail.
Ce site n’est ni triste ni joyeux, rappelle l’animateur du site, mais fonctionnel. En effet, qui n’a jamais pensé qu’au moment de sa mort, il serait trop tard pour dire ou faire certaines choses ? Je pense que nous avons chacun un secret à laisser.
Le dépôt de son petit post mortem est assez simple. Attention cependant à bien remplir la case de la fréquence à laquelle vous allez signaler votre présence : tous les jours, chaque semaine ou chaque mois. Car il faut bien que le système sache que vous êtes toujours en vie. Or si vous choisissez un pointage hebdomadaire et que vous partez en vacances dans une contrée éloignée de tout café internet, le message, automatisé, partira… Avec les conséquences que l’on devine. Ce site n’est donc pas à prendre à la légère.
Ouvert en 2003, 161 messages post mortem dont 130 envoyés. On ne sait pas si les messages sont touchants ou vengeurs : ils sont cryptés. Même le webmaster ne peut les lire. Donc si vous nourrissez une rancœur éternelle à l’égard de quelqu’un et que vous possédez son adresse email vous pouvez vous lâcher : aucun censeur ne s’opposera à vous tout derniers écarts de langage.
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G6131T-TVP Power Jet Firebird w/ Bigsby
Un tout nouveau modèle… une merveille !
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OMD
Le groupe post-punk electro Orchestral Manoeuvres in the Dark a annoncé sa reformation pour 2006, ainsi qu’une tournée, un nouvel album, un DVD et des rééditions…
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Punk is dead
Bowery, 315… New York City. Une adresse mythique: the home of Underground Rock… selon la légende. La dernière demeure du Punk, selon moi… et les autres.
Crée en 1973, le CBGB & OMFUG a éconduit ses gourmandizers le 15 octobre 2006 sur un ultime son de Patti Smith. C’est vrai que les loyers sont devenus chers à New York…
“J’emmène le bar avec moi, j’emmène la scène. J’emmène l’urinoir dans lequel Joey Ramone a pissé avec moi. Je prends beaucoup de choses – tout ce qui fait de cet endroit le CBGB” a déclaré Hilly Kristal, le propriétaire et fondateur du club. Toutes ces choses qui trouveront peut-être leur place dans les nouveaux locaux de Las Vegas… qui sait peut-être que Céline Dion appréciera le décors !!!!
Pour les chanceux, le CBGB produira d’ici le 31 octobre un ultime festival où devraient se cotoyer tous les plus grands de la musique underground.
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Un blog géant pour les British !!!
Depuis le 17 octobre les anglais sont invités à écrire leurs contributions (entre 100 et 165 mots) sur One Day in History, un blog géant lancé par des organisations de protection du patrimoine. En moins de trois heures, plus de 2000 internautes ont laissé leur humeur du jour. Les organisateurs espèrent environ 100 000 messages d’ici au 31 pour réaliser la plus grande photo électrique de la société britannique. Ce blog historique, destiné à laisser aux générations futures les traces d’une journée classique en Grande-Bretagne au 21ème siècle, sera conservée à la British Library.
conservé à la British Library. Historymatters.org.uk
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A quoi on joue ?
Le programme alimentaire mondial des Nations Unies a lancé le 15 octobre la version française du premier jeu vidéo humanitaire international, Food Force. Le site www.food-force.com se présente en trois rubriques: le jeu (mission: acheminer de l’aide alimentaire), la réalité sur le terrain et les contacts. Il propose aussi des outils pédagogiques pour les enseignants sur le thème de la faim dans le monde. Lancée en 2005, la version anglaise a déjà été téléchargée plus de 5 millions de fois dans 189 pays. Un bon siège, un coca et un bon gros sandwich… et la partie peut commencer !!!!!
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Bercy 02.10.06 Fuck me his voice was great !
17 heures. Entrée dans la file d’attente. Il pleut. Il en faut plus pour décourager les centaines de fans déjà présents. Les gens arrivent et petit à petit la foule grossit devant les grilles.
18 heures 30. Checking… Pourvu que les vigiles ne nous enlèvent pas les bouteilles d’eau ! On peut les garder… sans les bouchons ! Hall d’entrée. Puis… “vas-y cours vers la droite” ! Porte A… “Ah! Bercy, comme on se retrouve ! “
Déjà des dizaines de personnes dans la fosse, les meilleures places des gradins sont encore libres. S’en suivent quelques heures d’attente à voir le Palais Omnisport se remplir. Dans de pareilles circonstances, l’impatience a un goût de bonheur… d’appréhension aussi, car le décompte ne tardera pas à se mettre en marche aussitôt les premières notes entendues.
20 heures 15. Quel malheur ! Il y avait encore une étape à franchir, et là, le décompte est lent… Une chanson, deux chansons, cinq chansons… non, c’est définitif, je ne t’aime pas chère Emilie Simon, même si tu oses une reprise de I wanna be your dog de tonton Iggy ! Ton style mi-Björk mi-Jenifer finit même par avoir raison de mes pensées les plus nobles en matière de liberté d’expression !
25 minutes pour se remettre de nos émotions (bonnes ou moins bonnes). Il faut bien ça pour que les nerfs s’emballent de nouveau.
21 heures 25. On discute. Chaleur. Noir. Crissements d’enceintes. D’emblée, Infra-Red… Mon Dieu, c’est déjà le début de la fin… N’y pensons pas. Because I want you. Meds… et Brian en solo. Drag… Brian tend ses mains vers nous sur un “I Think you’re divine” qui nous plonge encore plus bas dans la folie.


Ambiance timide. Puis “Bonsoir les gens de Paris“. La foule se déchaîne, l’énergie emmagasinée depuis des semaines (voire des mois) d’attente se libère enfin.
Majestueux. Grandiose. Space Monkey, Soulmates (ça faisait longtemps) puis, surprise: I Know… des frissons dans le dos, des larmes. Envoûtant. Bouleversant. D’aucuns diraient “l’apogée” du concert. Une voix pure, limpide, émouvante. Probablement le meilleur souvenir live, le plus grand enchantement offert par le groupe… la plus belle prestation, aussi, de Brian qui la termine seul par un “I know you love the song but not the singer” a capella… comme si les instruments s’étaient inclinés devant le maître.
On reprend nos esprits. Song to say Goodbye pour retrouver le sourire. Le morceau est parfaitement taillé pour la scène. Le public apprécie. Follow the Cops Back Home… puissant. Magnifique en live. Puis flash-back… Every You Every Me… la foule s’embrase.

Le concert se prolonge de virées sombres en cris de joie. La folie qui prend toute la tête… l’extase qui nous achève. Le degré d’émotion oscille entre bien-être et darkness… A ne plus savoir où nous sommes ! Special Needs… de profondis ! One of a Kind … tout s’enflamme de nouveau. Puis Without you I’m nothing nous replonge dans le désarroi.
Après Bionic et Blind, Special K ou l’art de mettre le feu au tapis ! Enfin, The Bitter End nous achève. Les guitares sont déchaînées, elles semblent ne plus vouloir se taire ! L’effet Placebo en marche, auront-elles le dernier mot ?
Premier rappel: Running up that hill. Superbe.
Deuxième rappel: Taste in Men… à l’intro divine. Twenty Years… cette fois, ça sera la dernière. Les guitares luttent, l’agonie est longue… mais la fin, inévitable. Merci les gens de Placebo !
Set – List :
Infra-Red
Meds
Because I want you
Drag
Space Monkey
Soulmates
I Know
Song to say goodbye
Follow the Cops Back Home
Every you Every me
Special Needs
One of a Kind
Without you I’m nothing
Bionic
Blind
Special K
The Bitter End
—–Rappel—–
Running up that hill
—–Rappel—–
Taste In Men
20 Years



By SLEEPY
Photos from xsoplacebo.net
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Brian’s equipment on Meds
Nouvelles venues sur le Meds Tour:
Gibson Chet Atkins accordée en D G C F x x
Gretsch Duo Jet 1957 accordée en F A# D# G# C C
Gretsch Duo Jet w/ Bigsby accordée en F A# D# G# C C 
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Placeboguitares
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Pics |
Name |
Tunes |
Peculiarity |
Tour |
![]() |
Gibson Chet Atkins SST | D G C F x x |
Color: Black
|
Meds |
![]() |
Gretsch Duo Jet 1956 | F A# D# G# C C |
Color: Black Pickguard: White Previous version (1956) of the current reissue Gretsch Duo Jet Fixed Arm Bigsby |
Meds |
![]() |
Gretsch Duo Jet w/ Bigsby | F A# D# G# C C |
Color: Black Pickguard: White Ebony fingerboard with Neo-Classical “thumbnail” inlays |
Meds |
![]() |
Gretsch Anniversary |
Color: Smoke Green Pickguard: Green |
Meds |
|
![]() |
Fender Jaguar | F A# D# G# C CF A# D# G# C F |
Color: Red with matching headstock Pickguard: White Name: “Tattoo”
|
Placebo WYIN
|
![]() |
Fender Jaguar | F A# D# G# C CF A# D# G# C F |
Color: Red Pickguard: White Name: “Bitch”
|
Placebo WYIN Black Market Music |
![]() |
Fender Jaguar |
F A# D# G# C C |
Color: Red Pickguard: Tortoise Name: “Goddes”
|
Placebo |
![]() |
Fender Jaguar | F A# D# G# C C |
Color: Olympic White Pickguard: Tortoise
Peculiarity: Playing this guitar in the videos for “Come Home”, “Bruise Pristine”, “Nancy Boy |
Placebo |
![]() |
Fender Jaguar | F A# D# G# C CF# A# D# G# C C |
Color: Red Pickguard: White Peculiarity: A stickers between pickups |
WYIN
|
![]() |
Fender Jazzmaster | F A# D# G# C C |
Color: Black Pickguard: Black
Peculiarity: Playing this guitar in the videos for “36 Degrees” |
Placebo |
![]() |
Fender Thiline Deluxe | G G G G G G (Taste In Men) |
Color: Black Pickguard: White |
Black Market Music Sleeping with ghosts |
![]() |
Fender Thiline Deluxe |
F A# D# G# C C (every me) F# A# D# G# C C (peeping tom, leni) A# A# D# G# C C (slave to the wage, scared of girls) G# G# D# G# B C# (evil dildo) |
Color: Natural Pickguard: White |
Black Market Music Sleeping with ghosts |
![]() |
Gibson SG Reissue ’61 or Gibson Standard ’70 |
F A# D# G# C CF# A# D# G# C C |
Color: Wine Red Pickguard: Black Peculiarity: Blue and white sticker
|
WYIN Black Market Music Sleeping with ghosts
|
![]() |
Gibson SG Reissue ’61 or Gibson Standard ’70 |
F A# D# G# C CF# A# D# G# C C |
Color: Wine Red Pickguard: Black Peculiarity: Blue and black sticker
|
WYIN Black Market Music Sleeping with ghosts
|
|
|
Gibson SG Reissue ’61 or Gibson Standard ’70 |
F A# D# G# C CF# A# D# G# C C |
Color: Wine Red Pickguard: Black |
WYIN Black Market Music Sleeping with ghosts |
|
|
Gibson Standard |
F A# D# G# C CF# A# D# G# C C |
Color: Wine Red Pickguard: Black |
Black Market Music Sleeping with ghosts |
![]() |
Gibson SG-X | F A# D# G# C C |
Color: Pink Pickguard: White
Peculiarity: Used only during The bitter end |
Sleeping with ghosts |
![]() |
Fender Bass VI |
F A# D# G# C F (you don’t care about us, 36 degrees, pure morning, commercial for levi, the crawl) |
Color: Red Pickguard: White |
WYIN Black Market Music |
![]() |
Fender Bass VI |
D# A# D# G# C (narcoleptic) F A# D# G# C F (slave to the wage et scared of girls) |
Color: Sunburst Pickguard: Tortoise |
WYIN Black Market Music |
![]() |
Gibson Les Paul Custom | F A# D# G# C C |
Color: Black Pickguard: Black |
Sleeping with ghosts |
![]() |
Fender Electric XII |
Color: Sunburst Pickguard: Tortoise |
|
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Brian Molko’s introspection
Questionnaire de Sophie Calle et Grégoire Bouillier pour “Les Inrockuptibles” (du 20 au 26 octobre 2004).
- Quand êtes-vous déjà mort?
Quand on n’aime plus les cartoons
- Qu’est-ce qui vous fait lever le matin?
La cigarette
- Vous manque-t-il quelque chose?
Un Bloody Mary
- Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste?
Non
- D’où venez-vous?
Aucune idée
- Jugez-vous votre sort enviable?
Non
- A quoi avez-vous renoncé?
A l’héroïne
- Que faites-vous de votre argent?
Le flipper
- Quelle tâche ménagère vous rebute le plus?
Toutes
- Quels sont vos plaisirs favoris?
Le flipper
- Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire?
Un nouveau corps
- Citez trois artistes vivants que vous detestez.
Sting, Sting, Sting
- Que défendez-vous?
Le droit de Sting de s’exprimer
- Qu’êtes-vous capable de refuser?
De parler aux autres
- Quelle partie de votre corps est la plus fragile?
Les genoux
- Qu’avez-vous été capable de faire par amour?
Le compromis
- Que vous reproche-t-on?
L’impatience
- A quoi sert l’art?
Rien, sauf l’illusion d’être moins naïf
- Rédigez votre épitaphe
“Laissez-moi tranquille”
- Sous quelle forme aimeriez-vous revenir?
Sophie Calle
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Festival des Terres Neuvas 07.07.06
Premières réactions à chaud… FORMIDABLE !!!
15 heures. Une foule immense… tu te gares comme tu peux, tu installes ta tente… bah où tu peux aussi !!! Bienvenue au festival…
20 heures. La foule afflue, la tension monte… Une ambiance de folie… les pieds (et le reste) dans la boue… voire le vomi !!! Quelques pogos pas franchement indochinois, de bien drôles d’individus épris de boisson qui ne savent même pas quel groupe ils attendent… bref, atmosphère fortement alcoolisée… festival oblige… festival breton qui plus est ! 21 heure. La pluie cesse…
Le très prometteur Rebellion Lies des Arcade Fire retentit… les “initiés” se mettent à hurler sous le regard interrogateur des festivaliers non-indochinois, pantins que l’ivresse empêche de tenir debout. Soudain, tic-tac, tic-tac, TIC-TAC… cris de joie de la part de ceux qui connaissent la signification de ce doux prélude ! Puis, la petite fille arrive, tambour battant, introduisant les premières notes de Dunkerque… “Le monde est un pervers et je continuerai de le braver“. Impossible de sauter… les chaussures restent bloquées dans la boue immonde qui recouvre le Parc du Louvre. Les titres s’enchaînent, la plupart sont récurrents sur la tournée d’automne, Alice&June, Marylin, Adora, Punker, Gang Bang, Lady Boy… d’autres ont réscussité pour l’occasion Popstitute, Le Grand Secret… nous ramenant du même coup au Paradize, sans oublier le devenu traditionnel J’ai demandé à la Lune très applaudi les badaus médusés par l’attitude des fans retranchés dans leur trip extatique. Ambiance très différente des concerts habituels… Les fans d’un côté, les autres, comme insensibles au ”phénomène” Indochine, se balançant de temps en temps, d’un côté de l’autre… vertige de l’alcool ou réel engouement ? Eux-seuls le savent.


Le set accoustique est éludé, l’Indo-Club aménagé… L’Aventurier clos ce beau rêve éveillé. Soudain, je réalise que la pluie veut à nouveau envahir l’espace. L’aura Indochinoise qui nous protégeait jusque là venait donc de disparaître, en même temps que le groupe… 22 heures 45

Set-List:
Dunkerque
Alice Et June
Marylin
Adora
Punker
Gang Bang
LadyBoy
J’ai Demandé à La Lune
Le Grand Secret
Popstitute
June
Trois Nuits Par Semaine
Indo-Club: Miss Paramount, Monte Cristo, Stef II, Astroboy
Punishment Park
Harry Poppers
L’aventurier





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Meds Addiction
Brian Molko, Stefan Olsdal et Steve Hewitt présentent eux-mêmes leurs 13 nouvelles pilules… A ingérer sans aucune modération.
1. Meds – 2’54
Brian Molko : La version originale de Meds était très différente de celle que nous avons enregistrée. Je l’ai écrite durant mon séjour en Inde, comme Song To Say Goodbye. Meds parle de la perte de soi-même, de ne pas se reconnaître. On se sent perdu, désespéré, et l’on ne sait plus ce que l’on pense, ce que l’on ressent réellement. C’est un sentiment très perturbant, pour moi comme pour tout le monde, et j’ai voulu l’exprimer. Je suis content que ce soit le morceau d’ouverture de l’album, c’est la première fois qu’un disque de Placebo commence sur un accord acoustique.
ROCKMAG : Un accord qui rappelle d’ailleurs l’intro d’Every you Every me…
B.M : Il y a une connexion, oui. Stefan a écrit Every you Every Me et j’ai écrit Meds. Ce mec m’inspire !
RM : VV des Kills pose sur ce morceau. Comment ça s’est fait ?
B.M : Je connais Jamie (Hotel, ndlr) depuis 16 ans. Quand on a écrit Meds, on a pensé qu’une vois féminine en plus serait une bonne idée. C’est là que Dimitri (Tikovoï, ndlr) a proposé Alison. Sa voix est bandante comme du Viagra. Elle vient d’un autre monde. Quand on s’asseyait dans le studio pour l’écouter faire ses vocaux, tous les mecs du studio avaient la gaule ! Les Kills sont un groupe incroyable. On a vu Jamie dans beaucoup de groupes, on a même joué avec certains d’entre eux… Mais les Kills !… C’est un triomphe musical. Un des meilleurs groupes de rock moderne.
Stefan Olsdal : On allait voir son trio, Scarfo, avant de commencer Placebo…On restait déjà scotchés à l’époque.
B.M : On a vu Jamie jouer, et Steve aussi, quand il était dans Breed.
S.O : C’est là qu’on s’est dit que nous aussi on pouvait le faire !
RM : Quel est votre titre préféré des Kills ?
Tous : Fried My Little Brain !
Steve Hewitt : Je préfère les Kills aux White Stripes.
B.M : Ouais, moi aussi !
S.H : (à Brian) Tu te souviens du squat ? C’était grandiose…
B.M : Carrément. On était avec Steve en Allemagne, dans cette espèce de squat, pour voir les Kills. À un moment, on s’est regardés et on s’est dit : “Putain, on croirait le Velvet.” C’était incroyable. En tant que musicien, tu vois beaucoup de concerts. Tu gardes un oeil critique dessus et tu es souvent déçu. Cette-fois là, c’était plutôt “Voilà pourquoi on fait du rock. Ca, c’est du vrai.”
S.H : Du rock pur.
B.M : Andy Warhol serait fier !
2. Infra-red – 3’14
B.M : C’est un morceau à propos de revanche. Beaucoup de titres de l’album parlent d’alcool et de là où il t’emporte quand tu en abuses. Quand tu bois, tu te sens souvent très revanchard par rapport à ceux qui t’ont manipulé dans ta vie. Tu te développes alors le désir de vengeance dont Infra-red parle. Sur ce titre, j’ai été vocalement très inspiré par Bob Dylan, celui des débuts. À certains moments, j’en fais une imitation (il se met à chanter) “There’s gonna beeeee an aaacciideeeent!” (rires) Ce sera peut-être notre 2nd single.
3. Drag – 3’20
B.M : À un moment de ma vie, j’ai arrêté d’écrire à la guitare pour essayer de m’améliorer au piano. J’ai toujours du mal à bien en jouer, d’ailleurs, mais Drag est né comme ça. Je venais juste de tomber amoureux et je voulais écrire quelque chose qui parle de se sentir inférieur à quelqu’un. Quand tu tombes amoureux, tu vois l’autre au-dessus de toi… “I’ll aways be in your shadow, you’re wonderful (Je serai toujours dans ton ombre, tu es merveilleuse)”. Tu trouves la personne que tu aimes parfaite et tu te sens comme le bout de merde sur sa chaussure. C’est aussi le seul morceau de Placebo qui mentionne la Seine ! Son titre de travail était Across The Seine.
4. Space Monkey – 3’51
B.M : Steve ? Je sais comment tu te sens à propos de celle-là…
S.H : C’est un modern classic. (Rires) Space Monkey était un des premiers trucs que nous ayons écrits au début des sessions de Sleeping With Ghosts. On avait décidé de laisser tomber les guitares, de devenir Kraftwerk. On avait une batterie électronique et des claviers.
B.M : Sur Sleeping With Ghosts, on voulait laisser tomber les guitares. Sur celui-là c’est le contraire : on encule Kraftwerk et on retourne au rock.
S.H : Et donc, on bricolait depuis 3 jours et le 4ème, le management se point et nous fait “Alors ? Vous avez quoi ?” Là, on leur explique qu’on vient de commencer, qu’on en est encore au stade du n’importe quoi et qu’ils viennent trop tôt. Ils nous demandent de jouer quand même quelque chose. On leur a fait Space Monkey. Là, ils nous ont demandé ce qu’on était en train de branler. On leur a répondu que de toute façon, ils n’avaient rien à foutre ici aussi tôt.
B.M : À Londres, Dimitri se pointait aux sessions à vélo. Une fois, on lui a pris, on l’a mis dans le studio avec une poubelle, un pied de clavier et des bouts de métal. Et Steve a joué là-dessus pendant 3 heures. À la fin, on avait notre Space Monkey. Ce mec n’est plus un batteur, c’est un cycliste ! Ensuite, on a ajouté un vrai orchestre dessus. Ils sont venus au studio, ils ont joué, on les a filmés.
5. Follow The Cops Back Home – 4’39
B.M : Ce titre s’inspire de l’Islande. La première fois que nous y sommes allés, c’était l’été, il y avait 24h de soleil par jour. On a calculé que 3% de la population était venue à notre concert, qui était pourtant petit. Personne ne vit là-bas. En roulant dans la campagne pour voir les volcans et les geysers, on ne voyait pas un flic, c’était trop bizarre ! À se demander ce que font les gens là-bas ! D’ailleurs, il y a 2 semaines, j’ai rencontré Sigur Ròs. Ces mecs-là ont 25 ans et ont déjà des gamins de 7 ans. En voyant ça, je leurs fait : “Vous êtes dingues ? Y a à ce point rien à foutre en Islande ?” Ils me répondent “Non, c’est d’ailleurs pour ça qu’on baise et qu’on boit”. Ce trip en Islande nous a inspirés, nous a fait penser à que tu fais quand tu vis dans un endroit comme le Luxembourg ou l’Islande, où il n’y a rien à faire. La plupart du temps, tu cherches à faire le con. Au final, ce morceau, comme beaucoup d’autre sur l’album, parle d’alcool. Tu te bourres la gueule dans un bar, tu tombes sur un autre mec bourré, tu décides que c’est ton nouveau meilleur ami, et tout de suite, vous allez faire des conneries. Cette connerie, c’est de suivre les flics chez eux pour braquer leurs baraques. Après avoir écouté ça, si un mec se dit que c’est une idée cool, il mérite d’aller en taule. C’est le truc le plus débile qu’on puisse faire !
6. Post-Blue – 3’11
B.M : Ca parle d’alcool…(Rires) Non sérieusement, c’est un morceau à propos de dépendance, de la perte de soi-même, de comment une personne peut être ta raison de vivre. Elle devient ton échappatoire, la réponse à toutes tes questions. On a toujours écrit des chansons d’amour, mais pas à la Dave ou la C.Jérôme. Nos textes sont plus tordus. On parle d’amours impossibles, d’amours compliquées, d’amours destructeurs. Aussi destructeurs que des drogues.
7. Because I Want You – 3’22
B.M : Ce sera notre premier single au Royaume-Uni. Je préfère ne pas dire quoi que ce soit à son sujet, il suffit d’écouter les paroles, tout est expliqué dedans !
8. Blind – 4’01
B.M : C’est une chanson pour filles.
S.O : Je l’ai écrite il y a 4 ans, comme Post-Blue, quand on enregistrait nos reprises avec Dimitri. Les guitares sont accordées de la même manière sur les 2 morceaux. À l’époque, on ne voulait pas en faire des faces B, on a gardé l’enregistrement original pour cet album, avec juste des voix refaites et des overdubs en plus.
9. Pierrot the clown – 4’21
B.M : Ca parle de relations destructrices, violentes. Après l’avoir écrite, j’ai réalisé qu’il pourrait aussi bien s’agir d’une relation familiale qu’amoureuse. Beaucoup de chansons – principalement country – parlent de femmes frappées par leur mari. Au contraire, dans Pierrot The Clown, la cible de cette violence est un homme. Un homme vulnérable, piégé dans une relation violente et destructrice. Le titre de ce morceau traduit mon obsession des clowns et ma passion du cirque. Au lycée, j’avais même pensé m’inscrire dans une école de clown et en devenir un…
S.O : (chambreur) C’est ce que tu fais !
B.M : (Rires) Mais heureusement pour tout le monde, j’ai été pris à l’université ! Quand j’étais petit garçon, j’allais au cirque. C’était une fête, mais une personne, Pierrot, y était toujours triste. Je ressentais de la compassion pour lui. Pierrot le clown, c’est aussi le rôle que Bowie joue dans sa vidéo d’Ashes To Ashes. C’est une image forte pour moi, avec laquelle je voulais exprimer comment on peut se sentir seul dans son couple, à quel point on peut se laisser battre physiquement et moralement par quelqu’un. Très gai, hein ?
10. Broken Promise – 4’10
B.M : L’idée de faire chanter ce morceau qui parle d’adultère par deux hommes – moi et Michael Stipe en l’occurrence – nous a plu… Le résultat est à mi-chemin entre Erik Satie et Metallica. (Rires) C’est putain de bizarre ! Ca commence par un piano à la Satie, joué par Stefan, puis de grosses guitares, puis Satie, puis les guitares, c’est un truc de dingue !
RM : Quels sont vos albums de R.E.M préférés ?
Tous : Green et Lifes Rich Pageant.
RM : Et maintenant, avec qui rêveriz-vous de bosser dans le futur ?
S.O : Beck ?
B.M : Marianne Faithfull…
S.H : PJ Harvey, Nick Cave…
B.M : Chuck D ! Non, Kylie Minogue !
S.H : Sting ?
B.M : Non. Pas Sting. Patti Smith !
S.O : Sophie Calle ?
B.M : Ah oui, pourquoi pas ?
11. One Of A Kind – 3’20
Avec Because I want you, c’est notre titre le plus récent. À la fin de l’enregistrement, le label nous a appelés au studio pour nous dire “Écrivez-nous des singles”, et on leur a dit “Fyck you ! On va en studio et on a écrit un truc avec la disto à 100%.” On a obtenu One Of A Kind, et on ne sait d’ailleurs pas s’il sortira en simple. C’est étrange de s’asseoir en studio pour pondre un single. On voulait que ce titre soit poppy, et d’un côté c’est réussi, il y a une vibration tordue à la Pixies. Il parle d’avoir l’impression que l’on n’est pas à sa place dans le monde. Tu sais que tu en as une, mais elle ne te convient pas. Et en même temps, tu réalises que tu es unique, qu’il n’y a qu’un seul toi.
12. In The Cold Light Of Morning – 3’52
B.M : C’est un hommage musical à Leonard Cohen. Il parle de drogue, d’être camé à mort, un peu comme Pure Morning. Il est 7h du mat, tout le monde va bosser et et toi, tu erres dans les rues. Tu rentres chez toi, tu te regardes dans la glace et tu te dis “Pourquoi je suis comme ça ? Je m’étais promis de ne jamais le refaire, et me revoilà.” Tu te sens marginal, à l’écart de la planète. Le reste du monde vit, fait son boulot, et toi, tu as été décadent et laxiste envers toi-même. Tu n’es pas heureux de cela, tu te regardes dans la glace et tu te dis : “Je te hais, je ne peux plus te supporter”.
13. Song To Say Goodbye – 3’34
B.M : Le thème de Song To Say Goodbye est de ne garder que les meilleurs aspects de ta vie. C’est le premier titre que j’ai écrit en Inde. J’étais là-bas pour beaucoup de raisons, l’une d’entre elles étant d’essayer de changer mon style de vie. Je voulais me faire comprendre à moi-même que je ne devais pas devenir un cliché rock’n’roll et que le monde n’a pas besoin d’une autre rock star morte. Je l’ai écrite comme une lettre à moi-même.
Rock Mag : Ultimes Prescriptions :
Premier single pour l’Angleterre, le clip de Because I Want You a été tourné par Russel Thomas (qui avait déjà fait le DVD Soulmates Never Die, Live In Paris 2003) au Koko Bar dans le quartier de Camdem à Londres, devant 400 fans pour une ambiance 100% live. Après les prises, le groupe a joué un mini-concert pour ceux qui avaient fait le déplacement, dont quelque-uns venus des Pays-Bas ou de France. Pour la toute première fois, le trio a ainsi joué 4 titres du nouvel album (Meds, Drag, Song To Say Goodbye et One Of A Kind) ainsi que The Bitter End et Nancy Boy. Le clip pour le single français Song To Say Goodbye a quant lui à lui été réalisé par Philippe André, et reprend l’idée fu film I Am Sam avec un enfant qui inverse les rôles avec son père, prend soin de lui et le conduit en voiture pour le confier finalement à deux infirmières dans une sorte de maison de repos reculée. En parallèle de la vidéo déjà diffusée en TV, la sortie de l’album est également soutenue par une campagne SFR. L’opérateur proposant depuis le 27 février à ses abonnés 3G, 10 épisodes d’une sérieu baptisée Inside Placebo qui montre la réalisation de l’album mais aussi 5 versions acoustiques de titres présentes sur Meds.
Rock Mag (avril 2006)
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Placebo’s Meds… a beautiful gift !
Dix ans déjà ! Exit les nancy-boys au brushing soigné… Exit les Ghosts apprivoisés, I take my medicine… encore et encore. A sweet and dark feeling… once again !
Guitare nerveuse. Meds pour débuter. La délicatesse et le volcanisme d’une eau minérale. Mélodie simple, force tranquille… l’oreille apprécie, s’emballe… s’ennivre de voix aux accords tranchants, Brian Molko, featuring Alison Mosshart (from The Kills). Explosif… ce n’est que le début.
Infra-Red ou le gage d’un coup de fouet en plein visage. Call an ambulance… l’incendie se propage, levant le voile sur un chef d’oeuvre. L’énergie qui déstabilise, l’envie de maîtriser les accords d’un son qui renoue avec le passé. Yes, the Ghosts are revolved. Couplets propres, refrain sans garantie d’un retour au réel, les guitares se déchaînent. Le morceau s’achève… déjà! Call an ambulance…
Drag, Post-Blue, One Of A Kind (gigantesque) … même schéma accrocheur. Départ en bombe, couplets majestueux, refrains clean, light-spirit… Trop court, beaucoup trop court… quasi indomptable.
De mélancolie en éclectisme, chaque morceau fait oublier celui qui le précède… des larmes de l’extase aux cris de la douleur, les notes s’envolent au gré des sanglots violonnés. La délectable mais non moins malsaine émotion suscitée par Follow The Cops Back Home jette un voile sensible sur un album qui ne se lasse pas de nous promener de ballades en coups de sang. Pierrot The Clown, les larmes… magnifique; Broken Promise featuring Michael Stipe (from REM) ou la souffrance, l’amertume “les pensées qui glacent la raison“.
L’obscurité fiévreuse d’un Space Monkey (il y a du Leonard Cohen là-dedans), l’étrangeté d’un In The Cold Light Of Morning… darkness on your mind , le déferlement d’un Blind inquiétant… et Placebo est propulsé au sommet…
A Song To Say Goodbye, déjà. Envoûtant. Le treizième morceau, LA synthèse. Refrain mémorable, guitares légères, flottement dans les airs d’une angoisse contrôlée… Exit le trio guitare-bass-batterie, pour trouver l’équilibre parfait – rock impulsif et dark évasion – et atteindre les sommets du spleen, claviers et violons s’en mêlent. Saisissante émotion.
Meds. L’album des contrastes. Les hauts et les bas qui ennivrent, la potion qui ronge l’esprit et les boyaux, la puissance mystique de la basse, les rythmes insaisissables… la tête me tourne “let’s take your time“… la vie se déchaîne, les élements se perdent dans l’immensité métallique… que s’est-il passé ?
P.S.: Qui a dit que les médicaments ne se prenaient pas à la légère ? 
By SLEEPY
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Prescription d’avant traitement (Placebo’s Meds)
Rock Mag : Avez-vous fait votre choix pour la pochette de l’album?
Brian Molko : On hésite encore entre 2 photos, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle représentera une très belle Espagnole nue. Notre photographe est Nadav Kander, il avait déjà fait les photos de Once More With Feelings. Ce mec est complètement dingue, mais aussi très talentueux.
- Et le livret?
Brian : Beaucoup de photos prises dans le studio. Quand on s’est vus à Londres, on était dans la « pièce moderne ». Le reste de la maison est beaucoup plus old school, tu te crois dans les 70′s.
- Quel message voulez-vous faire passer avec ce visuel?
Brian : Il n’y a pas vraiment de message. A part pour Black Market Music, qui est la pire pochette de l’histoire du rock, on a toujours choisi un être humain. On tend de plus en plus vers une représentation de chair, de nudité. Sur un album, on se met à nu, tu vois ? Pour Sleeping with ghosts, nous nous étions inspirés de Man Ray de JB Mondino. Cette fois-ci, on a cherché à faire l’équivalent photographique d’un tableau de Francis Bacon. Tout est distordu, entièrement fait par photo, sans retouche. Tu le verras sur le visage de la fille pour l’album et sur les nôtres pour les singles. Hé, c’est un peu comme sur cette photo-là, en fait (il montre le livret du maxi Without You I’m nothing avec lequel je suis venu, ndlr).
FEATURINGS
- En plus de VV des Kills sur Meds, l’album contient un autre duo avec Micheal Stipe de R.E.M. sur Broken Promise … Vous vous connaissez depuis longtemps?
Brian : C’était en 1998, pendant le tournage du film Velvet Goldmine qu’il produisait. Il voulait tout le temps nous prendre en photo dans les toilettes. Ca nous semblait étrange comme comportement, mais on est devenus potes. Et pour cet album, on souhaitait ajouter une voix féminine sur Broken Promise, qui traite d’adultère. Et un jour, ici même, dans cet hôtel (Le Coste, ndlr), on est tombés sur R.E.M. On en a parlé avec Michael et deux hommes chantant ce morceau nous a paru une idée plus originale qu’un couple mixte. Michael était ok, il est venu en studio… Et voilà !
- Et au studio, justement, vous fréquentiez Gomez, qui enregistrait dans la pièce d’à côté …
Brian : (Tout le monde se marre) Oh que oui ! On se connaît depuis des années, on a été un temps sur le même label. A la fin des sessions, le studio nous a offert 18 bouteilles de champagne, alors forcément on les a bues avec Gomez. On a fini complètement cramés à se jouer des morceaux, une putain de soirée. Leur album est leur meilleur jusque-là, le songwriting est excellent. Ils l’ont fait avec Gil Norton, qui a produit le Doolittle des Pixies.
REPETITIONS
- Vous avez commencé à répéter pour la tournée à venir ?
Brian : Pas encore. On commence la semaine prochaine (cet entretien s’est déroulé le 9 janvier, ndlr) il y a un nouveau dans le groupe, Alex Lee, il a joué dans Suede et Strangelove. C’est un excellent musicien, il remplacera Xavier Roide. Et Bill Lloyd, lui, est toujours dans l’équipe.
- Où répétez-vous ?
Brian : Dans notre local à Londres. Parce qu’on vit là-bas, après tout. Mais je préfère quand même Paris… (murmurant) les gens sont plus beaux !
- Quel est le truc primordial pour préparer la tournée ?
Steve : Apprendre à jouer les nouveaux titres et réapprendre à jouer les vieux.
Brian : Le 1er jour, tu prends ta guitare et… “Euh Stef, c’est quoi l’accord, déjà ?”
Stefan : “Comme ça !”
Brian : “Montre-moi !”
Steve : Et après, Brian essaie de se rappeler les paroles.
Brian : C’est ça ! (Rires)
- Vous avez bossé la set list ?
Brian : Oui, elle est presque bouclée. On a 25 titres qu’on souhaite jouer, la moitié vient du nouvel album. On en a enlevé par rapport à la tournée précédente, mais c’est pour en ajouter d’autres pas joués depuis longtemps. Les fonctions remplies par ceux que l’on jouera plus seront assurées par des titres du nouvel album. On veut mettre ceux-là en avant.
CLIPS
- Vous avez déjà tourné le clip de A Song To Say Goodbye ?
Brian : Non, pas encore. On travaille avec Philippe André, dont on a beaucoup aimé le travail avec Roger Sanchez. On ne nous voit pas vraiment dedans, en fait, c’est plutôt un film …
Stefan : … de gonzesses espagnoles à poil …
Brian : … qui font l’amour !
Steve : Avec des singes !
Brian : Oui ! bonne idée !
- Qu’entends-tu lorsque tu dis qu’on ne vous verra pas vraiment ?
Brian : On apparaît dans une télé, en train de jouer. C’est plus un court-métrage qu’un clip. Quand j’ai lu le script, ça m’a fait l’effet d’un truc à la Gus Van Sant. C’est ce qu’on a essayé d’obtenir au final.
- Et que raconte-t-il ?
Brian : Tu as vu I Am Sam, avec Sean Penn ? C’est l’histoire d’un gamin qui se retrouve à devoir être le père de ses parents. Notre vidéo est dans la même veine.
EDITION LIMITEE
- Des rumeurs parlent d’un documentaire tourné par Ewen Bremner (Trainspotting) qui accompagnerait l’album …
Brian : En fait, le 1er pressage sera un petit livre de 20 cm de haut, avec 50 pages montrant les photos du studio et les textes. Et il y aura un CD bonus de vidéos, dont une filmée par Ewn Bremner. C’est du genre A Day In The Life Of Placebo. Il nous a suivis pendant 24h dans le studio… Nous on a juste fait ce que l’on fait habituellement… on est allé au pub. (Rire général)
LA TOURNEE
- De nouvelles envies pour ce tour ?
Brian : Avant tout, délaisser le sampler au profit de la guitare. Notre philosophie sera: “Tout ce que tu peux faire à la guitare, fais-le à la guitare plutôt qu’au clavier”.
- Vous appliquerez la même recette aux anciens morceaux ?
Brian : Oui. Leur faire vivre une nouvelle vie, c’est la seule façon de reprendre son pied avec. (Son téléphone sonne. C’est Mondino. Brian tente “je suis en pleine interview, je te rappelle dans…”, mais le photograhe a déjà racroché. Plutôt speed, ndlr)
- Comment se passera la tournée ?
Brian : On attaque le 19 février à Bangkok, puis on vient en Europe pour quelques shows secrets. On ne sait pas encore où ils auront lieu, ni quand. Rien n’est organisé pour l’instant.
Steve : Pendant la tournée, on pourrait peut être faire un truc avec Alison (VV des Kills, ndlr) ou Michael (Stipe), si les plannings le permettent, ou même un truc accoustique, ou avec un orchestre… En 2 ans, on aura le temps de voir.
Brian : Ouais, ça serait génial. Jouer dans de vieux amphithéâtres comme Orange ou Nîmes aussi. Et si tout va bien, on fait le Parc des Princes en 2007, avec Johnny Hallyday en 1ère partie ! (Rires) Non, Dick Rivers ! Une bite de rivière ! On l’a rencontré à Canal+, vous vous souvenez ? Il était plus maquillé que moi ! (Tout le monde se marre)
- Plus sérieusement quand risque-t-on de vous voir en France ?
Stefan : Quand le single sortira, vers le 27 février (sa sortie a été repoussée depuis au 6 mars, ndlr). Peut être un peu après. Mais on ne sait pas encore où.
- Vous vous attaquez encore aux Etats-Unis, comme en 2003-2004 ?
Brian : Pour être honnête, si je n’y remets plus jamais les pieds, je serais le plus heureux des hommes. Je hais ce pays. (Aux autres) Vous aussi, non ?
Stefan : Y a des endroits bien plus beaux dans le monde.
Brian : Je ne veux pas aller dans un putain de pays qui prend nos putains d’empreintes digitales pour nous laisser entrer. Qu’ils aillent se faire foutre ! Ils sont responsables de tout ! Ils ont financé Saddam Hussein, armé Oussama Ben Laden ! Qu’ils nettoient leur merde avant de s’occuper de celle des autres !
Rock Mag (février 2006)
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A la rencontre du mouvement gothique
Par Delphine Guerard, Psychologue.
Nous sommes souvent interrogés sur le Mouvement Gothique qui peut prêter en apparences à certaines confusions avec le satanisme (voir BULLES n° 76). Nous tentons ici de marquer la différence.
Le monde gothique peut être défini comme un mouvement under-ground très riche ayant un style musical, des activités artistiques, une esthétique vestimentaire et un état d’esprit. Ils aiment les balades dans des lieux secrets et obscurs ayant une atmosphère sombre comme les cimetières, les soirées dans les catacombes et ils sont fascinés par l’inquiétant, l’étrange, le fantastique, le mysticisme et les tourments de l’esprit. Disciples de Baudelaire, les gothiques ont un goût certain pour la représentation du spleen et les thèmes morbides, pour la mise en scène de la souffrance et la dramatisation des sentiments.
Il existe des associations, des sites lnternet avec des forums de discussions, des fanzines, des magazines, des boutiques et des disquaires spécialisés ainsi que des lieux où l’on se retrouve entre gothiques : boites de nuit, concerts, soirées, bars, festivals.
Le mouvement gothique célèbre l’art sous toutes ses formes : la poésie avec Baudelaire, Oscar Wilde, Sade, Lautreamont ; la littérature romantique avec les œuvres d’Edgar Alan Poe, Frankenstein de Mary Shelley, Dracula de Bram Stoker ; le cinéma avec Fritz Lang “Nosferatu”, David Lynch avec “Eraserhead” et la peinture tels que les œuvres de Dali et Klimt. D’un point de vue général, la culture gothique s’inspire largement du romantisme. Les romantiques, à la fin du XVIIIe siècle, s’insurgent contre le rationalisme et le matérialisme ambiants, ils proclament la supériorité du sentiment et de la passion sur la logique froide et impersonnelle et affirment la primauté de l’individu sur le collectif. Ils puisent plutôt leur inspiration dans l’Antiquité, le Moyen-Age et aussi la légende du vampire. Mais il s’agit d’un vampirisme très allégorique où la relation amoureuse est vécue comme très angoissante, déchirante et fatale. Passionnés de musique, les gothiques ont leur style musical où ces influences se retrouvent Les thèmes abordés dans les textes ont une portée symbolique relative aux problèmes existentiels. Rythmes lourds, ambiance sombre et lugubre, chants plaintifs, les textes sont troublants et profonds. On chante l’amour et les blessures de l’âme, l’existence et ses mystères. Voix graves d’outre-tombe, mélodies romantiques, on murmure ses émotions, son profond pessimisme, ses passions, son désespoir, sa mélancolie et on hurle ses souffrances amoureuses, la séparation, la solitude, l’angoisse et la mort. Ces voix ténébreuses rappellent l’humeur noire qui vient du plus profond de soi. La musique gothique traduit les préoccupations de l’âme et ses passions. Elle sait créer une ambiance mystérieuse et inquiétante. Issu du punk, c’est dans le début des années 80 que le mouvement gothique a pris de l’ampleur avec surtout des groupes anglais tels que Virgin Prunes, influencé par l’œuvre d’Antonin Artaud.
L’esthétique du corps est avant tout une esthétique du macabre. Style froid et déroutant, extravagant et provocant, l’apparence est sévère et sophistiquée. Les gothiques sont très sensibles à l’élégance et à ce que l’image dégage. Leurs tenues sont plutôt raffinées et élaborées. Il existe plusieurs styles vestimentaires : “le néo-romantisme” avec des vêtements noirs médiévaux en velours et en dentelles, redingote, “sorcières” aux pieds … et le style “fétichiste ou cyber punk” avec des vêtements en latex et en cuir. Si les gothiques s’habillent tout en noir c’est que cette couleur évoque l’être dans sa dimension la plus sombre et profonde.
Tout en rappelant les profondeurs abyssales, c’est-à-dire l’introspection, le noir est la couleur du renoncement à la vanité de ce monde. Il représente la perte sans espoir et marque la mélancolie, le pessimisme et l’affliction. De même, le maquillage est très prononcé : teint pâle, fards à paupières sombres, rouge à lèvres et vernis à ongles noirs. Enfin, toutes sortes de bijoux sont souvent portés : la croix du christ, des bagues et des pendentifs représentant des symboles très significatifs comme, par exemple, le corbeau, souvent porté en boucle d’oreille ou en broche, symbole de l’isolement volontaire et de la solitude, et le squelette de la mort..
Une harmonie entre l’esthétique du corps et les préoccupations de l’âme s’impose au gothique, soucieux qu’il est d’être cohérent et d’être fidèle à soi-même. L’image du corps, le paraître, l’apparence doivent être en adéquation avec l’être. Car l’image permet l’expression de soi. Ainsi, tout l’être est gothique. Si la musique et le vêtement ont tant d’importance c’est qu’ils permettent d’extérioriser et d’exprimer d’une façon théâtrale et dramatique les blessures de son âme, ses sentiments les plus profonds et ses angoisses face à la vie, à l’amour et à la mort. Grâce à la mise en scène et à la mise en avant des affects, les gothiques trouvent un moyen d’apaiser et de contenir leur désillusion, leur angoisse et leurs émotions. Dans un questionnement permanent par rapport à l’existence, ils tentent de transformer leur difficulté de vivre : leur tristesse devient belle et ainsi acceptable, elle devient accessible et représentable, elle apporte même du plaisir. Le gothique recherche la fantaisie, l’originalité et la provocation. Il aime se montrer, s’exposer et attirer le regard de l’autre sans crainte de son jugement. Aussi exprime-t-il un rejet par rapport à l’uniformité, aux conventions, à la domination de la norme et affirme son opposition. Le gothique revendique sa différence et son indépendance : il conçoit la vie autrement et valorise la liberté individuelle. Profondément désenchanté et déçu, il se désole. Il est consterné face à l’hypocrisie générale des hommes entre eux et par rapport au malaise de notre société. Il prend alors de la distance afin de se dégager d’un système qu’il pense aliénant, désespérant, cruel dans lequel il ne se retrouve pas.
Il faut éviter toute vision réductrice du mouvement ainsi que la confusion souvent entretenue avec le satanisme et, parfois même, avec les groupes sectaires. Malgré leur goût prononcé pour le morbide et le macabre, les gothiques sont insérés dans la société. Ces jeunes adultes investissent à leur façon le monde qui les entoure et savent prendre du plaisir en ayant certaines activités culturelles et en festoyant avec leurs amis. Mais, comme dans tous milieux, il peut y avoir des personnes déviantes ayant des comportements pathologiques. Ainsi, lorsqu’un individu s’isole totalement, il n’a plus de relations avec le monde extérieur, se désintéresse de tout, n’a plus de plaisir et commet des actes qui le mettent en danger tels que automutilations, prise de drogue, tentatives de suicide, l’on se trouve face à quelqu’un en grande souffrance psychologique ayant besoin d’être aidé. Enfin il faut savoir que le mouvement gothique n’est pas un mouvement politique. De même, il n’est pas rattaché à un système de croyance religieuse spécifique. Mais, être gothique n’exclut pas le fait que certains puissent être politisés ou croyants.
Delphine Guerard
Psychologue ADFI Paris. 2003
http://www.unadfi.org/bulles/bulles79/bulles795.htm
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Oh my Goth !
Il se peut que la définition apportée ici au terme de “gothique” ne vous plaise pas. Mais il est temps pour vous de laisser au placard vos a priori sur cette soi-disant “jeunesse dangereuse”. Pourquoi le faire me direz-vous ? Effectivement, il n’est pas dans mon intérêt d’éclairer votre lanterne sur un phénomène qui vous dépasse tant il est vrai que l’incompréhension du commun des mortels apporte un souffle mystique à ce courant. De votre monde jamais vous ne verrez notre lumière, jamais vous ne penserez notre vie, jamais vous ne vivrez notre réalité. C’est que vos idées sont mauvaises, votre vision érronée, et tout cela me gène. Que vous ne nous compreniez pas est une chose, que vous prêchiez la vile parole en est une autre. Croire que les gothiques ne sont que des satanistes qui lisent les oeuvres de Mary Shelley dans les cimetières en égorgeant les chats de leurs voisins est, en plus d’être faux, diffamatoire. Mettons les points sur les “i”…
Avant toute chose, retenez qu’il n’existe pas deux gothiques semblables, que les signes distinctifs ne sont que pure volonté de démarquation, voir de codification, encore que, davantage liées aux goûts qu’à la culture. Peut-être vous-même, êtes-vous un gothique qui s’ignore ?
Le mouvement gothique n’est donc pas, ou plus, un simple mouvement musical. Il n’est pas non plus un ridicule courant vestimentaire… Faussement rattaché, pour ce qui est de ses racines, au mouvement artistique du 13ème siècle, il est toutefois aujourd’hui reconnu comme un mouvement philosophique. Les gothiques ne se caractérisent donc pas seulement par la musique – vous en rencontrerez qui écoutent tout aussi bien du black-métal que de la musique classique – encore moins par leur look, tous les gothiques ne s’habillent pas forcément en noir avec des New Rock aux pieds… car tout n’est que question de goût ! Non, les gothiques se distinguent par leur façon de pensée (qui influence les goûts, ça c’est certain).
Les gothiques ont une vision du monde qui leur est propre. Ils vivent “dans leur monde”, certes pour la plupart, un monde qui les arrange, un monde qu’ils ont eux-mêmes taillé sur mesure. Un monde parfois complètement irréel, incompris par leur entourage (les Goths n’étaient ils pas un peuple de “barbares”, un peuple aux moeurs incomprises et au language obscure ?) Dès lors, les “goths” deviennent une “population” étrange, voire dangereuse… on se méfie toujours de ce que l’on ne connaît pas.
Origine du mouvement
Lorsque en 1976-1977 le courant Punk explose, une foultitude de groupes musicaux fait son apparition sur la scène britannique. Influencés très nettement par la musique Punk, ces nouveaux groupes vont, en mélangeant leurs différentes influences, orienter la musique expérimentale dans une nouvelle direction. C’est l’acte de naissance du très flou “Post-Punk”.
Au sein même de cette mouvance, certains groupes (Virgin Prunes, Bauhaus, UkDecay…) vont adopter un style, un look et des thèmes semblables qui, par leur noirceur et leur théâtralité, seront qualifiés de “gothiques” en référence au courant artistique moyen-âgeux. Leurs publics adopteront petit à petit le même style. En dehors de leurs origines Punk, ces groupes ”Positive Punk partagent des influences venues du rock des années 60 (The Velvet Underground, The Doors…)
Au début des années 80, une deuxième vague de groupes émergent (The Cure et The Sister of Mercy en tête de file), abandonnant la New-Wave naissante pour un son plus sombre. Aux Etats-Unis, Christian Death est le chef de file du courant nommé Death Rocemergency. Il faut attendre 1982 pour qu’une nouvelle étape soit franchie dans le processus d’émergence “médiatique” du mouvement, avec l’ouverture à Londres du club “Batcave”, à l’atmosphère sombre et mystérieuse, apportant alors une certaine touche “glam” au mouvement. La culture “gothique” prend son envol et devient indépendante.
Le mouvement gothique aujourd’hui

Un certain nombre de groupes de la “1ère génération” gothique, comme les Bahaus, ont éclaté au milieu des années 80, d’autres, comme les Cures, se sont orientés vers un son plus pop. Le renouveau viendra donc de l’Est, dans les années 90, avec l’émergence de groupes allemands tels que Das Ich, ou encore Project Pitchfork très fortement orienté “Electro” et “Indus”. La passerelle entre gothique et métal s’opère également du fait de l’utilisation par certains groupes Métal d’éléments considérés (parfois à tort) comme gothiques pour agrémenter leur musique. Marylin Manson ou Rammstein se réclament de ce courant Gothic Metal. Le gothisme, dans sa forme musicale, est donc devenu extrêment vague… Aussi, d’autres critères entrent en ligne de compte dans la définition du gothisme aujourd’hui…
La façon de pensée: On aime à dire que les gothiques (souvent associés au néo-romantiques) se réfugient dans le passé en quête d’une harmonie avec la nature, dans laquelle ils espèrent trouver le refuge de leur âme en proie à de douloureuses contradictions… (Antoine Durafour). Si le courant gothique est associé au romantisme, c’est qu’il se distingue lui aussi par le refus des conventions et des préjugés. Certains vont même jusqu’à dormir dans des cercueils, ou s’achètent des corbillards… faits rarissimes rassurez-vous ! D’ailleurs, l’extravagance ne fait pas le gothique. Certains ne s’habillent jamais de noir… Méfiez-vous des stéréotypes: de même qu’un gothique n’est pas forcément adorateur de Satan, il n’est pas non plus systématiquement dépressif ! Se réfugier dans un monde mystique, voilà très certainement ce qui est commun à l’ensemble des véritables âmes gothiques…
D’où les thèmes récurrents tels que le romantisme victorien du 19ème siècle avec ses capes et ses dentelles. D’où les couleurs sombres très souvent utilisées: plus que le noir, les couleurs comme le pourpre, le mauve, ou même le blanc sont envisagées comme des symboles. Décors moyen-âgeux faits de vieilles pierres ou de chandeliers, exploitation massive des apparats morbides tels que les têtes de mort et les croix, tels sont encore les clichés les plus répandus de la “culture” gothique. Mais là encore, tous les gothiques ne se teignent pas les cheveux en noir… Rien n’est clairement établi. Le gothisme ne répond à aucune règle, et les “vrais” gothiques ne sont pas ceux qui en montrent le plus.
Fait cependant établi: le gothisme est apolitique, ce qui signifie qu’il n’existe pas d’idéologie “officielle” puisque ce mouvement ne s’est pas construit autour d’un positionnement politique. Ce qui signifie également qu’au niveau individuel, il est possible de rencontrer toutes les tendances imaginables. Toutefois, étant donné le caractère “hors-norme” du mouvement gothique, les idéologies extrêmes (extrême-droite, extrême-gauche, anarchisme, straight-edge etc… ) se rencontrent plus fréquemment que dans d’autres populations. L’amalgame fait par des médias en quête de sensationnel, entre nazisme, satanisme et gothique est donc à proscrire… Il serait même d’ailleurs plus fondé de positionner le gothisme à l’extrême gauche tant il existe de groupes sensibles à l’idéologie anarchiste, aux courants écologistes ou altermondialistes (Project Pitchfork, New Model… )
Autre fait établi: Le mouvement gothique n’est lié à aucune religion, encore moins au satanisme bien que certains symboles puissent favoriser l’amalgame, bien que certains gothiques aient un goût prononcé pour cette tendance. S’il n’est pas rare de rencontrer des gothiques se réclamant d’une confession religieuse, le côté “hors-norme” du milieu fait que beaucoup ont une attitude critique vis-à-vis des religions établies, se réclamant de l’agnosticisme ou de l’athéisme. Aussi, le détournement des symboles religieux dans le style vestimentaire (entre autres) est souvent expliqué comme une critique de ces religions, quand ils ne sont pas tout simplement utilisés de manière ”artistique”… A noter également que certains gothiques (ou assimiliés) se passionnent pour l’ésotérisme ou l’occultisme (paganisme, wicca…).
Vous l’avez compris, le gothisme n’est donc pas une secte. Il n’y a pas de doctrine gothique. Il n’est pas nécessaire de réussir un examen de passage pour devenir gothique. S’il existe des codes, si les gothiques partagent les mêmes goûts, cultivent les mêmes passions, c’est que leurs âmes sont proches, c’est que leur façon de penser les rallient autour d’un même groupe (ça ne veut pas dire qu’ils n’écoutent que ce groupe), c’est que leur culture les fait lire un même livre ou voir un même film (ça ne veut pas dire qu’ils ne lisent ou voient que les mêmes livres ou films)… Chaque gothique a son propre style, il partagera tantôt les goûts des uns, tantôt les goûts des autres car le vrai gothique ne s’embarasse pas de clichés, il ne fait que ce qu’il aime sans se préoccuper ni de ceux qui ne le comprennent pas, ni de ceux qui lui reprocheront de ne pas “en faire assez”… Aucune loi, aucune règle, juste le choix de faire ce qui nous plaît quand ça nous plaît, y compris le choix de cultiver son désarroi…
By SLEEPY
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Alice et June

Janvier 2004. Dernier concert d’Indochine au Grand Rex. Fin du Paradize Tour, fin d’une aventure. Et incontestablement “retour gagnant” pour le groupe, au grand regret des indochinois de la première heure qui supporteront sans doute pour un moment le poids des “pseudo-fans”, présents sur toutes les dates, qui n’applaudissent généralement que le devenu culte J’ai demandé à la Lune, quand ils ne scandent pas des “Nicola je t’aime” à chaque fin de chanson. Ceci étant, bien plus que les “vrais fans” eux-mêmes, ce sont surtout ces apprentis crétins, aidés par les médias, qui attendaient avec impatience le nouvel opus d’Indochine…
Alice & June, ou l’interprétation très librement inspiré du conte de Lewis Carrol, tel est le nom de ce nouvel album – double album même -livré en édition deluxe sous la forme d’un très beau coffret comprenant un livret des plus soignés des paroles. Les illustrations, tant de la pochette que du livret, fleurent bon le gothisme dans sa version la plus distinguée… La pochette est d’ailleurs signée Ana Bagayan (bien moins glauque que Mark Ryden vous en conviendrez !) : deux petites filles sur une balançoire, un papillon-tête de mort, un corbeau mort et un arbre sanguinolant annoncent le thème général de l’album: Alice au pays des cauchemards…
Vous l’aurez compris, il s’agit donc un concept album, dans sa forme allégée, favorisant l’unicité thématique plutôt que la linéarité narrative. Exercice difficile. Mais plus encore que le concept album, le double album est une entreprise des plus périlleuses, s’y lancer sans véritables raisons artistiques peut s’avérer “casse-gueule”. Les premiers à tenter le doublé furent Les Beatles (White Album), suivi de Led Zep (Physical Graffiti). Succès immédiats. En revanche, les Gun’s & Roses ont connu, avec le très moyen Use your illusion I et II, un échec artistique et commercial, tout comme Metallica qui s’est engouffré avec Load and Re-Load dont les morceaux n’auraient sincèrement dû former qu’un suel opus. Dernière opération réussie: celle des System Of A Down et leur très bon Mezmerize et Hypnotise. Fin 2005, Indochine tente à son tour le pari, faisant rimer concept album et double album. Alice & June ou l’histoire de deux ados mal dans leur peau qui se soudent pour supporter ensemble la rudesse de la vie. 27 septembre, le premier single éponyme, d’une rare qualité, déboule sur les ondes. L’attente de la suite prend alors des allures de dépendance psychique… To be continued…
19 décembre. Réveil à l’aube, direction la FNAC. Première écoute. La claque. En 20 ans, première déception indochinoise. Pourquoi ?
Musicalement cet album est irréprochable ! Nappes sombres, très “indus”, et mélodies accrocheuses se situent à mi-chemin entre Marylin Manson et Depeche Mode. So, What’s the Matter ? Le thème, les paroles… surtout les paroles, entendons le texte, et du même coup la portée générale de l’album. Certes Indo n’est pas connu pour avoir des textes relevant du verset baudelairien, préférant jouer sur une ambiguïté permettant de donner une profondeur inattendue à des mots simples – efficacité redoutable, son univers n’en devanant que plus mystique – mais là, le texte, en plus d’être simple, est vide de tout sens, de tout message. Seules à s’y retrouver, les ados qui ont laissé leur cervelles au vestiaire le temps de calquer sur d’autres une identité qu’elles ne comprennent même pas. Décryptage…
Dès les premières notes, la “promesse” est tenue: une cacophonie de tic-tac d’horloges et de coucous détraqués ouvre l’antre des cauchemards ! Nicola Sirkis nous invite à le suivre dans un conte pas vraiment ordinaire, complètement décalé. Point de merveilles, du sombre, du morbide… du”violemment romantique” c’est incontestable. Puis, on est emporté par le tourbillon, les très solides Portes du soir (écrit par Mathieu d’ASYL), au côté hypnothisant et sombre, ouvre le bal. Sans doute l’un des meilleurs morceaux de l’album.
Puis, Alice & June, la chanson-titre, probablement le plus original et le plus accrocheur des morceaux de l’album 1, sur un son un peu 80′s, limite new-wave, quoiqu’il en soit très rythmé. C’est le premier single de l’album dont il est thématiquement très représentatif, nettement moins en ce qui concerne la composition.
S’en suit Gang Bang : ça se gâte. Texte simpliste, finie la prose simple pour exprimer des idées fortes, la prose est simple et exprime des idées qui accessoirement n’en sont pas ! Ce morceau s’adresse à des collégiennes… j’en ai bien peur, celles-là même qui tenaient les banderoles lors du Paradize Tour, ces “goths-pouffes” sans intérêt, sans culture… qui du coup comprendront aisément les paroles de la fin: “la la la la la la la” ! Rassurons-nous, la musique est très bonne, le refrain reste en tête. Le morceau a sa place sur l’album. Ouf, c’était moins une !
5ème morceau: LadyBoy, écrit par Valérie Rouzeau, est sans doute LA promesse qui donne tout son sens à la thématique de Alice. Bien écrit, belle intro au piano dissonant, l’esprit de Paradize rôde… Difficile cependant de remarquer ce morceau tant il ressemble aux autres… et que dire des la la la la la la la sinon qu’ils finissent par rendre la chanson insupportable au bout de quelques écoutes.
Black Page est une chanson musicalement très “indus”, beaucoup plus distinctive, le début est même très prometteur. Le texte, nappé de synthés, est une sorte d’hymne gothique… mais là encore, les la la la la la viennent tout gâcher. Quelle idée ! L’ouïe n’est toujours pas séduite. Notons que sur Black Page et Ladyboy, Nicola est accompagné des Normandy Kids, qui, selon lui, est “une anti-chorale type Pink Floyd”, terriblement efficace, la mélodie en devient d’autant plus entêtante.
Enfin, cerise sur le gâteau: on l’avait rêvé, il l’a fait. LE duo avec Brian Molko. Et quel duo ? Pink Water est un morceau magnifique, ambiance superbe, atmosphère très douce, très planante, très simple mais terriblement riche en émotion, bref, une merveille. Un petit la la la a bien failli me faire hurler… heureusement, le reste de la chanson - la sublime voix de Brian Molko surtout - m’a fait retrouver mon calme ! Un régal, même si la trop faible participation (c’est le coeur qui parle) de Brian Molko réduit presque le duo à l’état de montage (en cela, le duo Nicola Sirkis/Melissa auf der Maur sur Le Grand Secret était plus réussi).
Clin d’oeil aux Smashing Pumpkins, Adora parle du plaisir à se faire du mal sur un ton joyeux et dansant… sur 4 t-r-è-s longues minutes où l’on attend un décollage qui ne se produit finalement pas.
Quasiment identique, quoiqu’un peu supérieure à celle qui la précède, la chanson Un Homme dans la bouche - ou la palme du titre le plus ridicule - est musicalement très noisy... Bon morceau ? Oui peut-être, mais l’attention n’y est plus…
Punker était LE morceau punk de Paradize, Vibrator est celui d’Alice & June, bien que moins convainquant. Le morceau est en total contraste avec l’ensemble de l’album, complètement décalé, avec un rythme très accéléré, le seul morceau un peu insensé mais franchement mauvais: trop agressif, rythme pauvre, mélodie déplacée. Un cauchemard.
Ceremonia, qui clôture le premier opus, est quant à lui un véritable échec, malgré une ambition qui peut se lire sur le bout de ses partitions… Gothique, débridée sur les refrains, ensemble sombre… mais insipide. Attente déçue… Manque d’imagination ou pressage de citron ? Allez savoir…
Après un premier album pas franchement pertinent, les doutes sont nombreux avant le lancement du deuxième. Celui-ci s’ouvre sur un son là aussi bien déglingué, annonçant la lente agonie d’un June vraiment poignant. Sans doute le meilleur morceau de ce deuxième CD. Le thème est plutôt inattendu, pas forcément bien choisi, mais bien traité, l’écriture étant fine et sombre.
Sweet Dreams s’inscrit lui aussi dans la lignée des titres insipides et oubliables, même si intéressant au premier abord. Sans prétention, il a bien failli ne pas figurer sur l’album. Pourquoi ? Après tout, il ressemble à tous les autres…
Belle et Sebastiane est un morceau très lourd, très Heavy, musicalement bon, les paroles sont encore très simplistes mais le refrain est entêtant. Seul problème, les moments forts sont déjà oubliés au morceau suivant. Pas de quoi fouetter un chat.
Crash Me : Même remarque. Bon morceau. Mais on tourne en rond…
Aujourd’hui je pleure est un titre écrit par AqMe et enregistré à deux (c’est-à-dire deux guitares, deux basses, deux batteries, deux chanteurs). La griffe d’AqMe est reconnaissable dès les premiers accords, le texte de Thomas aussi, très incisif, très sombre. Seul ajout d’Indo : le clavier. Comme d’habitude avec AqMe la qualité de ce titre ne s’entend pas à la première écoute… Seul regret: difficile de le situer dans le concept.
Harry Poppers : Ridicule. Hors concept. Sans commentaire.
Talulla : Une berceuse derrière l’irrévérence des Wampas… pourquoi pas ? Ce titre est très doux, sans prétention. Du coup, il passe bien. Simplicité presque réconfortante, on retrouve Indochine… mais avec du neuf !
Morphine : Titre dont le piano rappelle obligatoirement Le Grand Secret. Les paroles sont plutôt poignantes, même si encore une fois complètement orientées “goths-pétasses”. Bonne prestation de Scala. Là aussi, du neuf. L’oreille apprécie. Un des meilleurs titres de ce 2ème CD.
Starlight : Joli morceau… mais qui porte un je-ne-sais-quoi de déjà entendu… un peu long aussi.
A noter en Ghost Track, la version originale – et bien meilleure - de Pink Water, un joli cadeau, à condition d’écouter le silence (qui ne fait pas de mal après ce qu’on vient d’entendre…) pendant plus de 5 minutes !
Conclusion: Oli de Sat réalise encore une fois un travail remarquable, toutes guitares saturées dehors, ce qui habille chaque titre d’une force “métallique”. Grâce à ses arrangements, Indochine s’était sorti, avec Paradize, d’une tendance new-wave qui risquait à terme de ruiner sa carrière. Alice & June devait confirmer cette tendance, mieux encore, tirer profit des qualités de son grand frère pour aller plus loin. Le résultat est décevant. L’album peine à jouer la carte de l’originalité, se contentant d’allourdir les bases de Paradize. La portée des chansons demeure parfois trop superficielle et les chansons se ressemblent énormément (gros inconvéniant sur un album qui en comporte 20). On l’aura donc compris, le gros défaut d’Alice & June, c’est sa durée. Vouloir gâter son public en lui offrant plus que ce qu’il a demandé est une bonne chose, à condition de ne pas confondre quantité et qualité. S’il avait été plus concis cet album aurait eu une portée plus intense, au lieu de cela, les bonnes compositions se perdent dans la monotonie. Bref, Alice & June ne pourra que plaire au public indochinois, parce que quand on aime on ne critique pas ; ceux qui ne les ont jamais supportés ne les supporteront toujours pas ! Finallement, Indochine ne rentrera pas dans le cercle très fermé des groupes ayant réussi leur double album (N.B.: la version simple d’Alice & June est par conséquent bien meilleure !)
By SLEEPY
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